This is the way you left me

C'est ainsi que je quitte ce blog, le premier que j'aie jamais gardé, finalement. J'ai envie de renouveau, de choses plus belles. Je n'ai plus la peur de perdre mes visiteurs étant donné qu'ils sont peu nombreux, j'ose espérer en avoir des nouveaux & que ceux qui m'étaient fidèles par ici me suivront.

Les huit scaroles
........My Story can Resume

Chapitre 1 : Tempting life.
Chapitre 2 : Ordinary Day

# Posté le vendredi 15 mai 2009 05:42

Modifié le mercredi 03 juin 2009 11:09

Gone

10 mai 2009

On se dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Je ne pensais pas que les autres, cette fois ci, ce serait nous. Il a fallu me répéter plusieurs fois pour que je comprenne, et ce n'était pas seulement parce que mon téléphone a du mal à fonctionner. Je ne pouvais pas comprendre, ou je n'osais pas comprendre. Comment imaginer que ce qu'on essayait d'articuler entre deux hoquets de tristesse était cette nouvelle ? Nous avions perdu contact, j'aurais préféré savoir ce que tu devenais d'une autre manière, tu n'imagines pas comment.
Il paraît que nous aurons tous notre quart d'heure de célébrité, je doute que tu pensais y avoir droit si tôt, et surtout de cette manière, dans cette catégorie d'informations. Tu es parti d'une façon que je redoute moi-même de vivre un jour tant le fait de ne plus pouvoir respirer m'effraie.
Tu étais une de ces personnes qui sont la joie incarnée ; ton sourire va nous manquer.

Gone

# Posté le mardi 31 mars 2009 07:50

Modifié le dimanche 10 mai 2009 14:36

I hope the fortune teller's right

I hope the fortune teller's right
09 mars 2009

J'ai toujours dit que je ne pouvais pas avoir de désir sans objet de désir. Seulement voila, quelque chose que l'on imagine à partir de quelques éléments seulement peut-il être considéré comme tel ?
Mon inconscient semble répondre positivement à cette interrogation. C'est un peu plus qu'un fantasme mais un peu moins qu'une envie, ce n'est pas réalisable mais ce n'est pas inimaginable, c'est le flou qui rend tout cela palpable, du bout des doigts, comme la mousse qui disparaît quand on la presse dans la paume de la main avec l'index.






J'ai l'impression de porter malheur décidément : alors que je reviens par ici pour écrire à nouveau, plein de gens dont je lisais les blogs s'en vont. Ne me laissez pas au milieu des pouffes, par pitié !

# Posté le dimanche 08 mars 2009 19:27

I wanna crush all bones in you

I wanna crush all bones in you
02 mars 2009

Tout est confus, je ne suis pas à l'aise avec tout ce qui est dans ce cerveau qui orne ma boite crânienne. Dernièrement, il a pas mal de ratés d'ailleurs, j'ose espérer que cela va se calmer, car malheureusement j'ai perdu la garantie, je ne puis le changer. Il y a trop de choses que je ne peux gérer. J'ai envie de refiler mon palpitant à quelqu'un, moi, celle dont certains doutent seulement du fait que je puisse en posséder un. Pourtant je sais que inévitablement cela signifie d'accepter de le récupérer bien amoché, comme toujours, toutes les bonnes choses ayant une fin – souvent amère, qui plus est. Cela dit, il est inutile d'avoir quelque chose de précieux si c'est pour le garder trop bien rangé, et après tout, je doute la valeur de ce muscle que l'on associe aux papillons dans le ventre, l'air idiot et les joues empourprées quand l'autre nous adresse la parole. C'est une valeur sentimentale, et je ne m'aime pas suffisamment pour parler ainsi. Je suis troublée, j'ai l'impression d'être plus vulnérable de jour en jour, et chacun sait que je déteste ça – cela ma trop couté il fut un temps. Je dois trouver un équilibre, mais c'est difficile quand on en manque cruellement au sens propre comme au sens figuré, c'est un peu comme demander à mon chat d'arrêter d'être accro au lait. Remarquez, peut-être que je pourrais confier mon c½ur à ce cher petit animal, il l'aimerait. Soit, il n'en ferait qu'une bouchée, mais cela ne serait que bruler les étapes pour arriver au même résultat après tout.


Je crois que l'inspiration est revenue,
même si je n'ai toujours pas l'occasion pour les photos ...

# Posté le mardi 24 février 2009 09:09

Modifié le lundi 02 mars 2009 06:13

Take my breath away

Take my breath away
02 février 2009

«_Ce soir-là, contrairement à mes habitudes, je file dans ma chambre sans tarder. Je ferme les volets, allume ma lampe magique, plongeant la pièce dans une ambiance bleutée et irréelle, presque aquatique. Confortablement installé dans mon lit, calé contre mes oreillers, j'ouvre le tiroir de ma table de chevet et saisis le livre.
_Je le contemple, fasciné, en caresse la couverture pâle, douce comme la peau. Je l'ouvre et plonge mon nez au coeur des pages qui enferment encore son parfum. Maintenant, oui, je sais à quoi ressemble l'odeur de l'iris.
_Puis je le feuillette au hasard, intrigué par la typographie dense. Un frisson me parcourt. Ce n'est pas un livre, c'est son livre. Ce ne sont pas que des phrases, ce sont les phrases qu'elle a lues, son regard les a parcourues, sa bouche les a prononcées. Ces lignes pleines et serrées, je ne cherche même pas à en percer le sens. Je sais avec certitude qu'elles renferment ce qui lui plaît. Je sens que j'ai sous les yeux la clef qui me permettra, enfin, de pénétrer dans le monde mystérieux des femmes.
_C'est vertigineux. Mon regard se trouve absorbé par ces longues phrases et je me laisse emporter par leur courant sinueux, grisé par tous ces mots inconnus qu'elles charrient.
_Au milieu de ma rêverie, je t'entends arriver et, par réflexe, je glisse le livre sous mes draps.
_Tu viens me souhaiter bonne nuit. Dès que tu es repartie, je replonge dans ma lecture jusqu'à ce que le sommeil m'emporte.
_Je ne sais pas encore à quel point ce livre va changer notre vie. Son auteur, Marcel Proust, est un parfait inconnu pour moi. Quant à son titre, Du côté de chez Swann, je trouve qu'il sonne plutôt pas mal ... »

Paul Vacca,
La petite cloche au son grêle

Un roman court, autobiographique, et des plus simples qui soient.
Mais on ne peut plus touchant et prenant, pour mon plus grand bonheur.

# Posté le lundi 02 février 2009 06:16