● 29 août 2008 ●Courir, toujours courir. Tu sais pourtant bien que je n'aime pas ça. Mais tu as du l'oublier, comme beaucoup d'autres choses me concernant d'ailleurs. Tu avais besoin de t'alléger pour partir quelques jours il y a de ça de longs moi, et pour cela, tu as tout posé plus ou moins délicatement, dans un coin de ta vie. Dommage, quand tu es revenue, tu avais rempli cette place pour les petites choses qui constituaient les liens que nous avions tissés, par d'autres trucs. Plus valorisants, probablement plus agréables sur le moment ; ces choses avaient le goût de la nouveauté, de la mise en valeur, elles flattaient l'égo. Le goût sucré de la passion et qui te chuchotait à l'oreille que tu étais belle, un beau physique, ce beau désirable que nous recherchons tous. Je ne te le disais jamais moi, que tu étais belle ; parce que ça t'aurais paru trop cliché que je te dise que tu étais bien plus belle à l'intérieur, quand tu souriais, parce qu'à l'époque j'avais droit à des sourires sincères. Tu étais la franchise incarnée.
J'adore les histoires, c'est un fait connu, seulement je n'aime pas qu'on change maintes fois de version, détail que tu as oublié aussi. Le vrai du faux je n'ai jamais réussi à le différencier, même en te faisant répéter, en demandant d'avantage de détails, chose qui me faisait passer pour une fouine que je ne suis pas. Quand on a une sensation de mensonge, ça blesse, et c'est ce qui m'est arrivé ; seulement je ne n'aime pas ôter les histoires qui tiennent les gens à c½ur, car je n'aime pas faire mal. Et puis je me disais que peut-être tu fabulais par pudeur, et qu'en réalité c'était la version la moins rêveuse qui était fausse. Pudeur ou hypocrisie ? Je ne l'ai jamais su, et apparemment je ne le saurai jamais. Si un jour l'envie t'en prend, tu peux toujours m'expliquer, simplement, sans fioritures, et sans réécrire le récit dix fois.
Photo en meilleure qualité ici.La rentrée approche, plein de gens auxquels je tiens s'en vont.
It's gonna be hard.