Left, right, straight ahead

Left, right, straight ahead
13 septembre 2008

Après avoir marché à cloche-pied durant des semaines, on ne peut être qu'heureux de poser de nouveau le pied parterre lorsque l'épine qui s'y trouvait se décide à sortir. Le trou, parfois béant, que cette dernière laisse en souvenir sera de toute façon comblé ; seule la durée que cela prendra est inconnue, le résultat final est incontestable. Je n'ai pas eu à me plaindre de ce côté-là, j'ai vite recommencé à gambader, les pieds nus, bien qu'en enlevant le corps étranger j'avais enlevé un bon morceau de ma chair. Il faut croire que nous sommes tous un peu effrayés par peu de chose, voyant n'importe quel petit bout de notre corps comme étant important, vital, ou impossible à remplacer. La nature est bien faite, je ne saurais dire combien de fois par jour je le répète. C'est pourquoi j'ai pu enlever mes pansements si rapidement ; je vais où je le désire, comme je le désire et avec qui je le désire. Et si l'envie m'en prend, je jouerai même les funambules ; je serai si haut que de toute façon, les autres pourront bien jaser tant qu'ils le voudront, je n'entendrai rien, concentrée afin de ne pas tomber aussi bas qu'eux, les cheveux au vent et la cervelle dans les nuages. Je compte bien rester perchée ainsi le plus longtemps possible, croyez-moi.
j'aime ce type.

Je n'avais pas Internet, ce qui explique mon absence.
Barbie, je suis tout coeur avec toi ...

# Online seit Donnerstag, 04. September, 2008 um 05:59

Geändert am Freitag, 12. September, 2008 um 18:40

Addicted to trust

Addicted to trust
29 août 2008

Courir, toujours courir. Tu sais pourtant bien que je n'aime pas ça. Mais tu as du l'oublier, comme beaucoup d'autres choses me concernant d'ailleurs. Tu avais besoin de t'alléger pour partir quelques jours il y a de ça de longs moi, et pour cela, tu as tout posé plus ou moins délicatement, dans un coin de ta vie. Dommage, quand tu es revenue, tu avais rempli cette place pour les petites choses qui constituaient les liens que nous avions tissés, par d'autres trucs. Plus valorisants, probablement plus agréables sur le moment ; ces choses avaient le goût de la nouveauté, de la mise en valeur, elles flattaient l'égo. Le goût sucré de la passion et qui te chuchotait à l'oreille que tu étais belle, un beau physique, ce beau désirable que nous recherchons tous. Je ne te le disais jamais moi, que tu étais belle ; parce que ça t'aurais paru trop cliché que je te dise que tu étais bien plus belle à l'intérieur, quand tu souriais, parce qu'à l'époque j'avais droit à des sourires sincères. Tu étais la franchise incarnée.
J'adore les histoires, c'est un fait connu, seulement je n'aime pas qu'on change maintes fois de version, détail que tu as oublié aussi. Le vrai du faux je n'ai jamais réussi à le différencier, même en te faisant répéter, en demandant d'avantage de détails, chose qui me faisait passer pour une fouine que je ne suis pas. Quand on a une sensation de mensonge, ça blesse, et c'est ce qui m'est arrivé ; seulement je ne n'aime pas ôter les histoires qui tiennent les gens à c½ur, car je n'aime pas faire mal. Et puis je me disais que peut-être tu fabulais par pudeur, et qu'en réalité c'était la version la moins rêveuse qui était fausse. Pudeur ou hypocrisie ? Je ne l'ai jamais su, et apparemment je ne le saurai jamais. Si un jour l'envie t'en prend, tu peux toujours m'expliquer, simplement, sans fioritures, et sans réécrire le récit dix fois.


Photo en meilleure qualité ici
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La rentrée approche, plein de gens auxquels je tiens s'en vont.
It's gonna be hard.

# Online seit Donnerstag, 28. August, 2008 um 03:11

Geändert am Sonntag, 31. August, 2008 um 09:11

Blown away

Blown away
20 août 2008

Mes gaudasses, délaissées au milieu du couloir juste devant la porte, feraient probablement trébucher le prochain qui entrerait ici. Si quelqu'un devait entrer, bien sûr, et c'est loin d'être le cas. On se croirait un peu dans la caricature du film à l'eau de rose. D'abord des chaussures posées dès que l'on arrive, comme pour signifier « Je suis là, et je vais y rester assez longtemps pour que mes plantes de pieds puissent se reposer ». Un pull sur le canapé, un baiser sous le montant de la porte de la chambre, des mains qui glissent le long de hanches au tracé féminin. La suite est incompréhensible pour quelqu'un extérieur aux frissons qui se propagent, tels une onde de cisaillement, le long des draps pour faire vibrer les moindres parcelles du corps.
Ce matin je suis passée par chez toi, ça m'a rappelé tout ça. Quand j'ai toqué, tu n'as pas répondu, j'ai voulu ouvrir, des fois que tu n'aies pas entendu. C'était le cas. Une paire d'escarpins a bloqué la porte à semi-ouverte, et le bruissement des draps a confirmé ma pensée. Alors je suis repartie, le c½ur léger, en me disant que j'avais finalement raison quand je disais que le bonheur te retomberait sur le coin de la gueule malgré ce que tu pouvais raconter.
Frissons partout garantis.

Photo en meilleure qualité ici.
Le 20 août. Mon dieu, déjà.
Quelle horreur.

# Online seit Dienstag, 19. August, 2008 um 17:29

Geändert am Sonntag, 31. August, 2008 um 09:14

Love letters

Love letters
«Dearest Cecilia, the story can resume. The one I had been planning on that evening walk. I can become again the man who once crossed the surrey park at dusk, in my best suit, swaggering on the promise of life. The man who, with the clarity of passion, made love to you in the library. The story can resume. I will return. Find you, love you, marry you and live without shame.»
Ce film me fait mourir de tristesse, mais me retourne le coeur d'une manière que j'adore.
Quelle est la plus belle déclaration d'amour au cinéma à vos yeux ?

# Online seit Mittwoch, 06. August, 2008 um 05:52

Geändert am Dienstag, 31. März, 2009 um 08:06

A golden cage

A golden cage
03 août 2008

Quand j'étais petite, je me mettais face à l'océan et je disais que je pouvais apercevoir l'Amérique de l'autre côté : je m'imaginais des étendues désertiques peuplées de cowboys et de cactus. Aujourd'hui, ce pays ne me fait pas vraiment rêver et je sais bien que je ne peux pas voir la fin de cette immense masse d'eau ; et je ne vois pas celle d'un paquet d'autres trucs, d'ailleurs. J'aime les choses finies, nettes et précises. J'ai du mal avec le flou et les coupures qui ne sont pas franches ; c'est bien connu, elles cicatrisent plus mal. Comment fait-on quand on avait depuis longtemps mis son c½ur en cage et qu'on a eu le malheur de le laisser passer entre beaucoup de mains pendant un temps ? Pas qu'il se soit trop souillé, mais c'est qu'il ne savait plus où donner la tête le pauvre, il était bien lui, à se faire choyer de toutes parts. Alors je l'ai récupéré, je l'ai rangé à la va-vite, et puis je ne me suis pas éternisée, laissant derrière moi l'impression que je n'en avais rien à faire des cris que la pauvre bestiole sanguinolente poussait dans ma poitrine. Elle se réhabituera, il le vaut mieux pour elle si elle ne veut pas porter la camisole trop longtemps ou se faire mal contre mes côtes. Il faut simplement que je pense à m'acheter des boules-quiés, j'ai du mal à dormir à cause de ses sanglots le soir.


_NB : je suis de retour chez moi.
Qu'est-ce que mon tonneau mon poney a pu me manquer. ^_^

# Online seit Donnerstag, 31. Juli, 2008 um 17:35

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 04:25