● 11 juillet 2008 ●Il a fait beau toute la journée ; depuis dix minutes ça tambourine sur le toit. Il paraît que c'est normal dans le coin, il y a des orages l'été. Personnellement je n'ai pas entendu la foudre ; cela dit, je l'ai bien aperçue s'abattre un peu plus loin, entre deux nappes de vapeur d'eau qui m'obscurcissaient la vue. Ces boules blanches, virant plus ou moins sur le gris, blindées d'énergies mal canalisées, qu'on appelle si joliment « nuage ». Oui, elles obscurcissent la vue, et cachent le plus important. Pas mal d'autres choses, des trucs violents d'ailleurs, s'abattent sans faire de bruit et sans crier gare parce qu'on ne voit que trop peu. Peut-être est-ce pour ça que de nombreuses fois on pleure bruyamment, des sanglots nous agitant la cage thoracique ... Comme pour combler le manque de bruit quand cela nous est tombé dessus. On se rattrape, d'une certaine façon.
Bon sang, que c'est beau un orage. Même les gens qui en ont peur ne peuvent en nier la beauté ; je sais ce que c'est, j'ai souvent peur de ce qui est beau. Une beauté sous-entend une forme d'attraction, la peur, quant à elle, l'envie de prendre la fuite. Etrangement, on se complaît dans cet état confus, il n'engage à rien, c'est bien là son atout principal ; même lorsqu'il concerne la tristesse. Si on commence à trouver à cette dernière une beauté un tant soit peu séduisante, autant prendre une pelle et commencer à creuser tout de suite ... Surtout que par chance, la terre est plus meuble après la pluie.
(Ça sent bon l'océan & son climat ... Bref, ça sent les vacances ♥)