Vieux Boucau 2008

Vieux Boucau 2008
Une maison à moitié en travaux, mais qui a la classe et une superbe salle de bains. Une réconciliation avec la manzana ainsi qu'un entourage d'une dizaine de jeunes travaillant leur future cirrhose. La plage à 200 m. L'huile d'olives utilisé pour une nouvelle sorte de cuisine par les blondasses. Tout à vendre pour 5¤. Faire la liste des évolutions des pokémon. Aller danser sur les tables dans des bars où l'on n'a même pas payé une seule conso. Se concentrer pour grimper ou descendre des lits superposés lorsqu'on est dans celui du haut – et avec 3 g dans chaque bras, accessoirement. Baptiser notre logement « La maison du cul » et se faire remarquer grâce à ça. Ne pas savoir comment se débarrasser d'un accent débile pendant 3 jours. Se changer devant la fenêtre et saluer les passants. Squatter la connexion du bar voisin. Jouer à Guild Wars, mais sans PC, uniquement grâce à l'alcool. Manger des pâtes, ainsi que des pâtes, mais également des pâtes. Faire des concours de rots ... que les filles gagnent. Jouer à pierre, feuille, chameau. Regarder des vieux classiques. S'enregistrer sur un transformateur de voix pour parler comme un écureuil, et pleurer de rire à chaque nouvelle écoute. Manger 5 à 6 repas par jour, en se levant à 14h. Se doucher au jet d'eau du jardin. Découvrir avec émerveillement le supermarché espagnol. Apprendre les bases du japonais, très utiles en cas de tourisme. Faire du tire à la corde. Squatter chez le vendeur de churros et d'américains. Choquer nos voisins de serviettes à la plage ...

Se promettre de recommencer, l'année prochaine.

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 06:50

Modifié le jeudi 28 août 2008 04:28

Bang bang, you're dead

21 juillet 2008

On dort mieux après l'orgasme. Sollicitation intense pour un relâchement plus intense encore une fois la palette haute en couleurs de plaisir passé. Seulement, certaines personnes ont besoin d'un support pour leur masturbation intellectuelle. Tout le monde peut un jour faire les frais de ce genre de pratiques ; et détrompez-vous, on ne vous demandera pas votre avis. Vous demande-t-on l'autorisation pour penser à vous dans je ne sais quel position parmi les plus acrobatiques lorsque vous remplacez le légendaire magazine playboy ? Ici, c'est la même chose, excepté le fait que généralement l'on fini par se rendre compte de l'utilisation que l'autre fait de notre personne. C'est un peu du plaisir par procuration. Je joue avec toi mais c'est moi qui ressens les frissons le long de mes cuisses ; je te caresse avec des mots mielleux pour mieux te mettre à nu, mais les frissons parcourront mon échine et non la tienne. Il faut juste savoir se rendre compte assez tôt que l'on est un vulgaire somnifère dans la vie de certaines personnes, entre les capotes et les dolipranes des lendemains de fête.

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Bang bang, you're dead

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:57

Modifié le jeudi 28 août 2008 04:31

No one ever seems to listen

No one ever seems to listen
11 juillet 2008

Il a fait beau toute la journée ; depuis dix minutes ça tambourine sur le toit. Il paraît que c'est normal dans le coin, il y a des orages l'été. Personnellement je n'ai pas entendu la foudre ; cela dit, je l'ai bien aperçue s'abattre un peu plus loin, entre deux nappes de vapeur d'eau qui m'obscurcissaient la vue. Ces boules blanches, virant plus ou moins sur le gris, blindées d'énergies mal canalisées, qu'on appelle si joliment « nuage ». Oui, elles obscurcissent la vue, et cachent le plus important. Pas mal d'autres choses, des trucs violents d'ailleurs, s'abattent sans faire de bruit et sans crier gare parce qu'on ne voit que trop peu. Peut-être est-ce pour ça que de nombreuses fois on pleure bruyamment, des sanglots nous agitant la cage thoracique ... Comme pour combler le manque de bruit quand cela nous est tombé dessus. On se rattrape, d'une certaine façon.
Bon sang, que c'est beau un orage. Même les gens qui en ont peur ne peuvent en nier la beauté ; je sais ce que c'est, j'ai souvent peur de ce qui est beau. Une beauté sous-entend une forme d'attraction, la peur, quant à elle, l'envie de prendre la fuite. Etrangement, on se complaît dans cet état confus, il n'engage à rien, c'est bien là son atout principal ; même lorsqu'il concerne la tristesse. Si on commence à trouver à cette dernière une beauté un tant soit peu séduisante, autant prendre une pelle et commencer à creuser tout de suite ... Surtout que par chance, la terre est plus meuble après la pluie.


(Ça sent bon l'océan & son climat ... Bref, ça sent les vacances ♥)

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 07:48

Modifié le jeudi 28 août 2008 04:34

Teach me passion for I fear it's gone

Teach me passion for I fear it's gone
08 juillet 2008

Non, assurément, l'atteindre ne devait pas être aisé. Les choses conventionnelles ne devaient pas l'attirer. Les clichés adolescents du musicien encore moins. Jouer avec elle et faire le salaud, n'en parlons pas. Et pourtant, elle était parfois tentée de s'approcher pour dire tout haut ses pensées, d'une voix sulfureuse et attirante ; fort heureusement pour elle, elle n'avait pas ce grain de voix là. Ça lui évitait de faire pas mal de conneries.


« Pose-moi ton talent sur la tempe, et tire-moi avec. »



(la musique n'a rien à voir avec le reste, mais je l'aime)

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# Posté le vendredi 04 juillet 2008 04:57

Modifié le jeudi 28 août 2008 04:40

Dreambound for life

Dreambound for life
02 juillet 2008

Les rêves ne veulent pas qu'on se souvienne d'eux. Malheureusement il semblerait que je rêve trop souvent éveillée, et que mes songes, eux, ne désirent pas être seulement des lambeaux qui traînent dans ma mémoire, flous et impossible à se rappeler en détail. De plus, ils se répètent, en changeant seulement certaines petites choses, voire se suivent tels une seule et même histoire. Enfin, « histoire » n'est peut-être en vérité pas le terme qu'il convient d'employer ... Je devrais plutôt dire « tels la réalité ». Parfois, on désigne cela par l'expression on ne peut plus claire « se faire des films ». Et laissez-moi vous dire que je ferais une sacrée scénariste, je devrais y songer plus sérieusement.
Ça ferait quelques films cuculs romantiques en plus au cinéma, mais les miens se finiraient si mal que vous en auriez la nausée – des sentiments, du sexe et du sang, c'est le secret d'une fin bien marquante après un scénario trop classique. En plus, comme j'ai tendance à associer les musiques que j'écoute à tous les évènements autour de moi, j'ai déjà la BO de toutes les inventions de mon imagination, qui dépasse de tous les bouts de ma boîte crânienne. Sérieusement, heureusement que l'intelligence n'est pas trop bien portante, sinon je ne pourrais jamais tout ranger.

# Posté le samedi 28 juin 2008 12:47

Modifié le jeudi 28 août 2008 04:55