Hanged up to the sky

Hanged up to the sky
30 mai 2008
Partie 2

« On se rend rarement compte que l'on sombre avant d'avoir touché le fond. Rares sont ceux qui penseront à se retourner de temps en temps et verront de combien de mètres ils ont creusé, assez tôt pour tendre les bras et remonter en s'accrochant au bord du trou.
Quand on a toujours eu une sensation, une habitude, elle fait partie de la normalité et lorsqu'elle s'étend pour prendre de plus en plus de place dans notre vie, c'est imperceptible.
Je n'ai pas vu arriver ce qui allait me faire signer l'arrêt de mort dont j'ai moi-même avancé l'échéance afin de ne plus supporter ça. Mais finalement, personne d'autre ne l'a vu, alors je ne dois pas être plus aveugle que la moyenne ... Moins même, étant donné que après coup j'ai ouvert les yeux pour ne plus jamais les refermer.
Je ne suis pas bien grande, et bien que pas particulièrement légère, j'ai du mal à supporter un trop grand poids. J'ai toujours eu mal au dos, enfin me diras-tu, qui n'a pas mal au dos de nos jours chez les jeunes ? Ces putains de sac avec des livres bourrés de connaissances qui ne seront jamais exploitées qu'à moitié ... Sauf que moi, j'ai mal au dos aussi psychologiquement. Oui, les maux de dos psychologiques, ça existe, enfin mon cerveau a décidé de l'illustrer ainsi, et j'admets que lui faire confiance est une chose assez risquée. C'est le genre de contracture des muscles des épaules de ta mémoire, qui te font une crampe jusqu'à l'estomac en passant par le c½ur, qui te donne la boule dans la gorge et les nausées régulières. Un peu comme quand t'as un gosse qui s'incruste et te dit « Maintenant, je chamboule tout, et toi tu endures tout ». C'est un peu ce que j'ai dû dire moi aussi, sauf que même une fois arrivée je n'ai jamais cessé de tout chambouler. Oh, pas toujours en mauvais, y a des côtés agréables dans le changement brusque parfois ! Y avait même du carrément agréable je dois dire. Tu sais, on dit souvent qu'il faut garder le meilleur quand quelque chose est fini. J'ai essayé, mais quand je me dis « Pourquoi ? » j'ai envie de vomir car c'est mon nom qui résonne dans ma tête. Tu vois bien de quoi je parle n'est-ce pas ? Tu vois, en cet instant c'est à ta réaction que je pense. Ce va être si inattendu, j'espère que tu ne vas pas rester choquée pendant plusieurs semaines. Surtout de ma part, moi qui était toujours la première à dire que s'achever seul parce qu'on avait perdu quelqu'un était pitoyable car infini, ça va vraiment être une surprise. Je ne le fais pas par tristesse, je le fais parce que j'ai plus les épaules et que j'ai pas envie qu'on mette mon cerveau en petit chaise une fois qu'il ne pourra plus rien faire seul, ce qui ne saurait tarder. Faut dire qu'il n'a jamais vraiment fonctionné droit. J'ai toujours eu ce poids, depuis ce jour, cet accident, il a grandi avec moi, mais il me dépasse largement maintenant, et il me cache tout le soleil tu sais, moi j'adorais me mettre dans l'herbe au milieu des fleurs, avant ...
Et j'espère bien que tu penseras à m'en filer de temps en temps, des fleurs. »

Une larme coula sur la joue de la jeune fille, pour venir humidifier le papier et faire baver l'encre bleue. Un homme s'approcha d'elle, c'était un des policiers chargé de l'enquête, et lui demanda qui elle était pour qu'on l'ai laissée lire :
« Je suis ... je, j'étais sa meilleure amie.
- Je vois. Ainsi, peut-être allez-vous pouvoir m'éclairer sur le « fardeau » dont il est question ici ? » lança-t-il en désignant de la tête le papier que la fille avait encore dans sa main qui tremblait.
Elle réprima un sanglot, poussa un long soupir pour ne pas s'énerver après cet homme si indifférent devant le cadavre d'une fille de 20 ans, et dit calmement :
« Il y a 7 ans, elle s'était bien disputé avec sa mère à propos d'une bricole. Celle-ci s'était barrée en voiture sur le coup de l'énervement, et elle avait eu un accident qui l'a tuée sur le coup. C'est la culpabilité la cause de sa mort, votre enquête ne servira à rien. »
Elle s'était levée ; elle toisa l'homme du regard, laissa tomber la lettre à ses pieds, tourna les talons et parti.

Fin

# Posté le mercredi 28 mai 2008 13:33

Modifié le jeudi 28 août 2008 05:38

.
.

GUILD WARS
.
.
.

.
.
.

Urania,
Ritualiste healeuse de merde,
pour vous servir
.



Si vous êtes joueur et que vous voulez qu'on se fasse une AvA ou quelque chose du genre ensemble, n'hésitez pas, c'est avec plaisir. ;) Je ne joue qu'en Rt à présent, donc me retrouver ce n'est pas difficile.




Oui, je suis une geekette

# Posté le lundi 19 mai 2008 05:12

Modifié le jeudi 16 octobre 2008 10:41

Hanged up to the sky

Hanged up to the sky
16 mai 2008
Partie 1

Aujourd'hui, il pleut. A journée de merde, temps de merde, ça va bien de paire. Il y aura au moins les nuages qui pleureront pour elle, et le bruissement du vent dans les arbres pour l'apaiser, et lui raconter les mensonges qu'il faut. Mais si, vous aussi vous les connaissez, tout le monde les connaît, sauf les gens vraiment honnêtes, d'une honnêteté telle qu'elle en est impolitesse. Le genre de choses telles que « Ne t'inquiète pas, ça va aller, tout finira par s'arranger », phrase type à laquelle la réponse type est « Tu en es sûre ? Quand ? » qui entraîne le fameux « Laisse le temps au temps » et le sourire mielleux qui va avec, trahi par un regard creux. On est content avec ça, c'est certain ... jusqu'à l'âge de 4 ans.
Elle soupire en repensant à cette époque où quand sa mère prononçait ces mots, elle souriait, et acceptait le mouchoir qui attendait dans cette main aux ongles parfaits et d'un doux rose poudre. Elle finissait par rire dans ses larmes ; aujourd'hui, elle n'a pas même la force de pleurer, mais la pluie fait illusion sur ton teint blanc, si doux à côté de ses cheveux de jais, ruisselants d'eau comme elle transpire de peine. Elle rentre, monte dans sa chambre après cette dernière cigarette dans l'herbe mouillée. Face à la fenêtre, elle scrute l'horizon, il y neige, ce n'est pourtant pas la bonne saison pour cela. Dehors, il ne fait pas vraiment nuit, mais il ne fait pas jour non plus. Le genre de moment plus triste encore que l'obscurité lorsque la Lune est de congé. Après avoir fermé les yeux un instant, relu un long message manuscrit bourré de ratures et de structures maladroites, elle monte sur la chaise. Le chanvre, avez-vous déjà touché cette matière ? Ce n'est ni vraiment doux, ni vraiment rugueux, mais lorsque la graisse est passée par là, ça pue la mort avant même de l'avoir donnée. Elle prend le temps pour faire un beau n½ud, après tout, c'est son dernier bijou, elle veut être belle lorsqu'on la retrouvera ... Même si le fond véritable de son application, c'est d'être certaine de ne plus être de ce monde sans avoir à retenter sa chance. Dernier serrage, grincement de chaise, et ses souliers vernis ballottent dans le vide, la pointe vers le sol.


We're gonna cry

# Posté le jeudi 15 mai 2008 12:01

Modifié le jeudi 28 août 2008 05:45

And another one bites the dust ; bitch

And another one bites the dust ; bitch
08 mai 2008

« C'est la fin. J'ai retrouvé ma liberté. Enfin, disons que maintenant les gens me la redonnent, laissant place à la compassion, car je la mérite, je le sais. Tout du moins quand les gens me comprennent, mais ma situation est si pénible, personne ne risque de s'imaginer une quelconque comédie de ma part, ce serait fou ! Ce n'est pas même envisageable, comment dire ... c'est bien trop tordu. Pourtant, certains me regardent d'un ½il accusateur, je le vois bien. Et pour être honnête, je ne comprends pas pourquoi ! Je n'ai rien fait, et eux disent que c'est de ma faute ; ça ne se tient pas. Ils sont si ridicules ... C'est comme s'ils ne voyaient pas tous ces gens qui ont de la peine pour moi ! Ce sont ces derniers qui sont justes, ils me disent d'aller de l'avant. Ma maturité m'a permis de prendre beaucoup de recul, même en plein c½ur de cette situation critique. J'en ai pris tant et si bien que je crois avoir de l'avance pour quelques mois, si ce n'est des années, mais bon, je préfère ne rien promettre, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve n'est-ce pas ? Je pense percevoir de la jalousie dans leur attitude hautaine ; ils ont tout lieu de m'admirer, je ne vois pas d'autre justification. Ils m'envient cette force de caractère, probablement. Je n'ai rien fait ; et parfois, on me répond que c'est là qu'est le problème : je n'ai pas agit. Ces gens sont fous, ils m'accusent d'être responsable d'une situation qui m'est tombée dessus soudainement. Tout allait bien, et en quelques jours tout était fini. Il n'y avait rien à faire, à quoi cela m'aurait-il servi de voir ? L'amour m'a aveuglée, vous comprenez ? Et de toute façon, je préférais ne pas voir, je n'aime pas me sentir démunie, et j'aurais culpabilisé alors que je n'y suis pour rien. Au moins, je n'ai pas ce problème, j'ai le sourire et j'avance. Je suis libre, mais surtout, je suis sereine. »

Le psychanalyste ôta ses lunettes d'une main, se frotta les yeux :
« Vous êtes sereine ? »

Affichant ce même sourire béat qu'elle avait depuis le début de la séance, elle répondit en le regardant dans les yeux, pleine d'assurance et de tranquillité :
« Oui, car je n'ai rien fait, ce n'est pas ma faute. Pourquoi ne le serais-je pas ? »

I can't get no relief


PS : image prise sur PostSecret.
Ce WE j'ai pris des tas de photos, mais de chevaux,
ça allait mal avec l'article. ;)
Ah et je sais, il n'est pas forcément compréhensible pour tout le monde,
je m'en excuse, il fallait que je l'écrive.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 16:26

Modifié le jeudi 28 août 2008 12:22

The sound of silence

The sound of silence
03 mai 2008

Se réveiller à 10h30 et se lever à 11h00. Ne pas se dire « Je pourrais bosser, là ... » toute la sainte journée. Appeler une copine pour la voir sans s'être organisée, et en avoir le temps quand même. Passer sa journée devant des séries avec de la bouffe et des boissons. Ne pas ranger ses affaires parce qu'on ne s'en servira pas avant longtemps. Jouer aux jeux vidéo le son à fond pendant des heures. Rentrer du cheval à 21h00 après avoir pataugé dans le Garon avec les poons. Jouer de la musique et tenter de chanter en même temps que pianoter. Rire, rire et rire encore. Soupirer de contentement en se disant qu'on a le temps et qu'il fait beau. Faire une sieste. Ecrire une chanson en tandem. Marcher des kilomètres à pieds avec un coup dans le nez, et se faire de nouveaux amis chemins faisant. Regarder le soleil se coucher. Fumer une chicha en écoutant de la musique et en faisant des ronds. Prendre des photos, en faire quelque chose de satisfaisant. Faire des fêtes et voir des amis qui habitent loin. Faire des soirées pizza-concert. Aller voir tous les films qui sortent au cinéma. Chanter en trainant sous la douche. Penser à s'occuper de soi, en ayant le temps de s'occuper des autres. Avoir le c½ur léger.


Avoir le temps de ne rien faire afin de tout faire.



Toute mon enfance ^^


....Vrac :

Fin d'année de pharmacie : (X) (X) (X) (X)
Début de vacances : (X) (X)

Sinon, avant qu'on ne me le demande,
non mon concours ne s'est pas bien passé,
mais je le savais par avance.
Donc je refais une première année pour l'avoir l'année prochaine. ;)

# Posté le jeudi 01 mai 2008 16:51

Modifié le jeudi 28 août 2008 12:28