Does it really matter anyway ?

Does it really matter anyway ?
26 avril 2008

Tout est une question de perception, m'avait-on dit un jour. En illustrant cette idée par un exemple des plus parlants : nous avons de la salive plein la bouche, ce n'est pas dégoûtant. Pourtant, essayez de cracher votre salive dans un verre, de regarder, puis de la reboire. Vous verrez, cela le devient beaucoup plus.
Beaucoup de choses dépendent de façon dont nous les regardons, et le détachement que nous leur portons.
J'ai remarqué quelque chose d'étrange chez moi. Je regarde avec recul, pour ne pas dire en me mettant à l'extérieur, des situations dans lesquelles la majorité des gens se jetterait corps et âme. Et bien sûr, dans des situations pour lesquelles tout le monde se dirait un simple « Ah, tant pis ! » en sortant un magnifique raisonnement clair et concis pour oublier le tout quelques heures plus tard, je me prends le chou, j'y crois et je tente d'avancer. Même une fois les trois quarts de mes restes de mâchoire éparpillés sur le sol pour cause de tête dans un mur en briques (l'avantage est que le sang ne se voit pas).
Les situations qui m'arrachent le plus les tripes, une fois la colère et la peine engendrée par l'évènement un peu moins vives et récentes, sont celles que je soigne méticuleusement, en réfléchissant à comment s'en sortir, en faisant un raisonnement digne de ce nom.
Celles qui me font rêver voire fantasmer, alors qu'elles ne signifient rien en soit, et qui n'ont du sens que parce que je veux bien leur donner un tant soit peu d'importance et les interpréter de façon plaisante, font l'objet de raisonnement beaucoup moins logiques.
En réalité, j'ignore même si on peut appeler ces mélanges d'idées farfelus des « raisonnements ».
En tout cas, ça me fait un gros tas de choses dans la tête, les plus sympathiques prenant le plus de place possible de façon à dissimuler du mieux qu'elles le peuvent les mauvais côtés, qui pourraient me dire de descendre de mon petit nuage.
D'une certaine façon allez-vous me dire, si je m'en rends compte, c'est un premier pas pour cesser d'être ainsi. Soit, mais c'est peut-être la seule forme d'optimisme que je possède, et la seule chose qui me pousse à aller de l'avant. Cela me permet d'oublier la mauvaise fin des choses, et de ne pas garder plus de ranc½ur que ce qu'il faut (et je puis vous dire que souvent, la dose est déjà proche de saturer ma cervelle rabougrie) afin de me souvenir du meilleur.
Cela dit, est-ce que c'est compréhensible par tout le monde ? J'en doute fort.
Beaucoup ne se disent probablement qu'une chose face à mes réactions : salope.

Vidéo
Parce que même quand les temps sont durs, ça réussi à me faire pleurer de rire.



NB : comme dit précédemment,
je suis en concours de lundi à mercredi.
Souhaitez-moi bonne chance. ;)

# Online seit Mittwoch, 16. April, 2008 um 18:06

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 12:44

Dumb kid, romantic only on paper

Dumb kid, romantic only on paper
16 avril 2008

Tu peux toujours pleurer, mais jamais te plaindre. Des illusions, désillusion. Image construite, touche de couleur par touche de couleur, de façon à faire quelque chose de regardable voire d'harmonieux, dont on voit mieux les contours et les détails jour après jour. Plus de profondeur, moins d'ombres, juste celles pour donner du volume à l'âme.
Seulement, moi, je ne suis pas bonne pour faire les portraits. Je n'ai jamais été douée pour dessin, alors une peinture des recoins de l'âme, surtout avec quelqu'un qui bouge quand j'essaye de tout capter de lui, je n'ose pas imaginer. Un massacre. Les couleurs s'amassent, ça coule lors des crises de larmes, c'est trop sec lors des périodes de froid post-disputes. De gros tas de peintures, des couleurs non voulues crées à même la toile. Le genre de couleur qui montre à quel point c'est la merde, puisque celle-ci est de la même. C'est peut-être la seule chose bien représentée sur mon tableau. Certains endroits sont bien trop recouverts, d'autres demeurent vides, le pinceau est à peine venu les lécher d'une couleur trop pâle. Recoins de ton c½ur à éviter, ou que tu désires que l'ombre dissimule. Ces endroits pourraient me faire peur, mais tu n'as jamais compris que j'ai plus peur du noir que de la douleur ? Il y a des parties du portrait que j'ai envie de gratter, voir s'il y a quelque chose en dessous. Mais je sais pertinemment qu'il n'y aura rien, puisque tu ne dis rien. Et moi, j'ai peur du vide. Oui, je suis une trouillarde, j'ai peur de plein de choses. J'ai peur du vide, qu'il n'y ai rien sous mes pieds, rien pour me rattraper. Et il n'y a rien. Si, il y avait des choses. Bien profondément enfouies, je suis sure qu'elles dépassaient de l'autre côté, celui contre le tréteau. Seulement, en plus de ne pas les deviner tant la cette partie de mon ½uvre était lisse et sans défauts, si j'avais gratté jusqu'à les mettre à découvert, j'aurais tout gâché mon travail acharné.
Je me serais tuée. J'ai préféré faire ça à petit feu, j'ai attendu que ce soit cet élément si bien fini se mette à craqueler, lentement, jusqu'à tomber en miettes. Mon illusion avec.
Seulement, les débris de ce tas de couleurs, je l'avais gardé sous le bras. Car j'aime avoir des souvenirs, j'ai peur de l'avenir, aussi, tu le sais bien. Je l'avais affiché dans un coin de ma chambre, un dans lequel je ne vais pas trop souvent. Je suis passée dans ce recoin aujourd'hui, et les punaises qui maintenaient les morceaux sur le mur on traversé la matière en la déchirant, tout m'est tombé dessus. En silence, mais je ne t'explique pas le vacarme que ça a provoqué en moi. Je suis restée là, à me dire « Non, ce n'est pas possible », la boule au ventre. Si seulement tu te souvenais que ce dont j'ai le plus peur, c'est d'être sincère et de le regretter. Je préfère être froide et conserver mon monde en couleurs, quitte à y demeurer sans toi.
Encore une fois, une désillusion, due à des illusions. Enfin ; je peux toujours pleurer, mais jamais me plaindre.

I wish that you could hate me

Au passage :
- La photo n'est qu'un bidouillage, j'ai peu de temps en ce moment, je révise mon concours ; & OMG il faut que je change cette image toute moche.
- Deux fois plus de plaisir :
ici texte de moi pour ma pouffe. Lisez son blog, il vaut le détour (si vous aimez le cynisme).

# Online seit Montag, 14. April, 2008 um 14:26

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 12:51

Les poissons ne pleurent pas

Les poissons ne pleurent pas
08 avril 2008

Il y a ceux qui pleurent pendant trois semaines, quel que soit l'endroit et les gens qui les accompagnent. Extérioriser, il n'y a que ça. La douleur semble sortir du corps en même temps que ce sébum salé qui fait couler le nez. Il y a ceux qui se fatiguent, jusqu'à l'extrême, afin d'avoir plus mal physiquement que psychologiquement. Technique utilisée souvent par les sportifs ou les gens travaillant en force, afin de rejeter cette puissance que la rage de tristesse leur donne, d'une autre façon qu'en assommant quelqu'un. Moi, je vais toujours bien. Toujours le sourire, des blagues parmi mes larmes. Oh oui, bien sur je pleure, je gueule même, très souvent, lorsque ça me prend aux tripes, que ça en devient presque palpable, que ça donne la nausée. Mais pas quand c'est une peine qui fait réfléchir, le genre de peine dû au relationnel. Ce domaine que j'évite d'étudier trop profondément, c'est pas pour moi ce truc là, je vois le mal partout, ne comprends pas les relations basées sur de la peine plus en abondance que du bonheur, et lorsque je le dis on me demande de bien vouloir fermer ma gueule. On est du genre à me faire porter les fardeaux, parce que ça me va bien (mon côté cynique sûrement, ça fait costaud) et puis parce qu'il faut le dire, ce n'est pas bien difficile. J'ai la culpabilité facile, voila mon point faible.
Ça ne m'empêche pas de faire tout un tas de choses qui me pèsent par la suite sur la conscience cela dit, j'ai appris à vivre avec, sinon je ne vivrais pas.
On pourrait résumer ma façon de penser générale à l'angoisse. Dans tous les domaines, depuis toujours, et avec les conséquences que ce type de personnalité entraîne souvent. En tout cas, je suis du genre à toujours penser aux risques pris, tout le temps, je me fais des films, des « si » partout.
Même pour des trucs banals que vous faites sans y penser chaque jour. C'est un poison, à dire vrai, mais on vit avec.
Seulement, le relationnel est l'exception qui confirme la règle de ma pensée. Pourrais-je parler de liberté, dans ce seul domaine ? Il faut croire qu'il aurait mieux valu qu'il n'y ait que ce dernier dans lequel j'ai un tel comportement trop précautionneux, et non pas l'inverse. Impulsivité, quel joli mot. Sa seule qualité est qu'il se marie mal avec l'hypocrisie, sinon je ne peux lui en trouver.
Game over, try again. Seulement, on n'a pas toujours la possibilité de recommencer, faut pas toujours croire ce que dit Mario à la fin de votre partie de kart. Même pour les plus imperturbables d'entre nous.



Tears to shed


Poor Sing (haha T_T) : plus de cours à la fac (ouf), révisions (arg).
Demain + après-demain = du rêve ;
espérons que la météo prévoit des journées sans embûche.

# Online seit Samstag, 05. April, 2008 um 11:09

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 14:10

Do you really wanna know ?

Do you really wanna know ?
01 avril 2008

Dans un mois tout pile, je pourrai me lever à midi parce que je me serais couchée à 7 heures.
Je ne prendrai plus tous les matins ce foutu métro et ne subirai plus les suicides des gens sur les rails.
Je pourrai laisser mon âme de geekette s'épanouir en ressortant Guild Wars, voire en me procurant les extensions.
Je passerai trois fois plus de temps que nécessaire au cheval et soulerai ma ponette à n'en plus pouvoir, juste parce que j'en aurai l'envie et le temps.
Je verrai plein de gens du lycée, j'aiderai Mel à réviser son anglais.
Je fairais des cartes mémoires entières de photos, encore et toujours plus.
Je jouerai enfin tous ces morceaux dont j'ai à peine eu l'occasion de faire sonner les deux premiers accords, sur mon piano poussièreux depuis le temps.
Dans un mois tout pile, je pourrai faire de nouveau ce que je ne faisais plus ou plus suffisamment.




6 ans
que je m'occupe de ma boule de poils.

# Online seit Dienstag, 01. April, 2008 um 16:56

Geändert am Donnerstag, 28. August, 2008 um 14:16

What's that supposed to mean ?

What's that supposed to mean ?
31 mars 2008

Lorsqu'on parlait de lui, les gens disaient « Ah oui, ce pauvre fou ! » pour montrer qu'ils voyaient bien de qui il s'agissait. C'était si habituel que ne pas connaître cette façon de le désigner était considéré comme étrange. Un fait établi était que ce gars là, il était différent ; pas handicapé, non du tout, que ce soit de façon physique ou mental, là les autres l'auraient « excusé », et puis ce n'était pas assez méchant ; faire l'apologie de sa folie, en apportant des preuves plus que infondées, à qui voulait bien l'entendre, c'était beaucoup plus drôle.
Cela dit, le fait qu'il reste enfermé chez lui pratiquement tout le temps, ce de plus en plus, n'aidait pas pour prouver le contraire ; on dit toujours du mal des absents, et comme il était presque absent de la vie elle-même, la quantité de mal qui planait sur sa personne aurait dû lui donner des acouphènes à vie, tant ses oreilles sifflaient.
Les quelques personnes indifférentes aux rumeurs qui courraient sur lui, tout comme de lui et de son existence, parlaient de « phobie-ou-je-sais-pas-trop-quoi » lorsqu'on leur posait la question, car « c'est les médecins pour les fous qui l'ont dit, une fois ». De toute façon, des amis, dans le quartier, il n'en avait jamais eu. Ils étaient loin pour la plupart, dans des endroits plus gais et où il se sentait mieux ; mais il n'avait d'autre choix que d'habiter ici, englué dans sa peur irrationnelle. La phobie des autres, de la masse, de la foule qui grouille, inerte, des corps qui se meuvent comme s'ils étaient décérébrés. Au début c'était léger ; il n'allait plus dehors pour le plaisir, il préférait sortir un livre, les cours par correspondance ne l'obligeant plus à se déplacer hors de son appartement. Mais sortir ne l'effrayait pas, ça l'énervait plus qu'autre chose à cause de l'irrespect des gens. Puis il avait finit par se sentir observé, entendre des rires sur lui là où il n'y en avait pas. A avoir la trouille des agressions, d'être suivi dès que la lumière du jour baissait un peu. Les crises de panique s'enchaînaient alors qu'il était dehors, scrutant le trottoir d'en face et surveillant ses arrières même en plein jour. Il savait que c'était anormal, il avait consulté ; mais sa perte totale de confiance en l'humanité ne connaissait pas de fin, et les arguments pour l'entretenir ne manquaient malheureusement pas.
Ouvrir les journaux ou regarder la télé 10 minutes au bon moment suffisait à casser toute la motivation qu'il passait des jours entiers à rassembler pour lutter contre ce mal qui le rongeait. A chaque début de mois, il n'aspirait qu'à une seule chose : arriver au bout pour retrouver un endroit sain pour son esprit, et source de joie avec ses amis. Puis, le retour à la peur durant 4 semaines, encore et toujours. On le disait fou, soit, mais moi je l'aurais connu, je lui aurais dit qu'il ne l'était pas, car si vous regardez bien, la réalité pourrait pousser beaucoup d'entre nous à ce genre de phobies ;
j'en ai encore eu la preuve aujourd'hui.

Si c'est ça l'Homme civilisé, j'accepte volontiers d'être traitée de sauvage.

I used to pretend that I felt ok

Pour un Soutien : Quamille (photo normale en cliquant sur son nom), j'espère que tu es tranquille maintenant.
Pour comprendre qui était Quamille, je vous invite à lire l'article la concernant
ici (il n'y a pas les photos) ; une enquête est menée, une campagne de sensibilisation le sera peut-être aussi. Effectivement ces gens ne sont probablement pas fous ; ce sont de simples barbares.
(J'ai fait la photo de l'article à la va-vite, je la referai sûrement)

# Online seit Freitag, 28. März, 2008 um 18:24

Geändert am Freitag, 29. August, 2008 um 04:44