The sad story again

The sad story again
25 mars 2008

Je rêve toujours de ce que je veux oublier, ou alors seuls ces rêves là me marquent et maintiennent mon attention. La migraine est digne des drogues et de la fièvre pour vous faire délirer. Se réveiller à 5 heures du matin, n'avoir que ses posters à regarder pour reprendre ses esprits. Le calme sidéral dans la pièce, dû à la neige qui tombe à gros flocons, fin mars, comme pour nous prouver que le réchauffement climatique c'est pas des salades. Mais ça tape contre la paroi de ma boite crânienne, mes tempes ont envie d'exploser ou bien est-ce mon cerveau qui est en pleine implosion ; les deux à la fois ne seraient pas de trop.
Je titube tant bien que mal jusqu'à la fenêtre, tout est blanc, je souris mais réalise que l'hiver est censé arriver en décembre et non pas en mars, normalement.
Mon mal me rappelle à l'ordre, la raison qui m'avait donné le courage de poser mes pieds nus sur les plancher froid. Un cachet dosé pour un cheval, le lit et la chaleur de la couette retrouvés, prête à me rendormir, chose que je fais mais seulement par bribes. Chaque fois un rêve horrible ou triste me fait me réveiller à moitié, la douleur toujours là. Des rêves de blessures physiques plus que repoussantes ; des rêves de bonheurs passés ; des rêves de phobies réalisées ; des rêves de concerts auxquels je ne suis pas censée allée. Des cauchemars allez vous me dire, mais non, je ne peux les différencier des rêves. Je sais juste que je suis triste ou effrayée en me réveillant, juste avant que la nausée ne prenne le dessus. C'est trop insupportable, je me décide à prendre le genre de substances qui ramollissent le cerveau, l'âme et le corps ; le genre de trucs pourris pour la santé mais qui sont les seuls capables d'inhiber cette putain de douleur inexpliquée. Ça fond sous la lange, le goût purement médicamenteux m'envahit la bouche. Etendue sur le dos, je scrute le plafond, en espérant m'endormir dans un sommeil profond et sans rêves. La douleur cède, je sombre dans le même temps. _-Il fait jour, j'entends un ronronnement et un miaulement tout doux ; cela me fait sourire. Mon chat vient se caser entre le mur et mon torse, en rond, et s'endort aussi profondément que moi alors que je ferme les yeux en me disant qu'on est jamais vraiment seul.

sa voix


Putain Saloperie,
J'ai bousillé mon clavier. >_<
(Keira Knightley sur la photo )

# Posté le samedi 22 mars 2008 07:40

Modifié le vendredi 29 août 2008 04:54

It's such a waste

It’s such a waste
19 mars 2008

...Il était une fois la ville.
Non, pas la ville de chaumières au beau milieu de la clairière à l'orée du bois, des chemins d'herbe vert pâle dont les brins te caressent le mollet à ton passage.
Il était une fois la ville, ville d'immeubles ; celle au ciel gris de nuages de substances diverses vaporisées dans cette atmosphère trop bien connue de tous ; celle aux pavés mouillés pas seulement de la rosée ou des averses, mais aussi de salive, de pisse ou encore du sang du gars qui s'est rétamé la tronche sur le trottoir la veille, mais pas accidentellement ; celle où ça grouille sans se regarder dans les yeux, préférant moqueries et matages de décolletés plutôt que sourires et entraide décontractée.
Oui, la ville, celle de tout le monde ici bas. Endroit dans lequel on passe plus de temps à regarder nos chaussures que jamais. C'est important d'avoir de belles chaussures je crois, lorsqu'on habite en ville. Lieu aussi dans lequel on pense plus que n'importe où d'autre, plongé dans la musique ; c'est important d'avoir un lecteur MP3, quel qu'en soit le modèle, tant que la batterie est chargée. Divers regards croisés, divers ricanements perçus, sans savoir s'il nous sont destinés, mais quelle importance finalement ? Ecrasés dans le métro, car chacun est plus pressé que sont voisin et surtout a besoin de montrer qu'il domine son environnement – le grand complexe de l'humain, sûrement – et qu'il sait se défendre, ce même contre une attaque imaginaire.
Et puis parfois, vous avez ces personnes, qui vous font un sourire, sont agréables et plaisantent avec vous. Cinq secondes, ça ne coûte que ça. Mais c'est déjà trop.
Tous se prennent pour le Lapin Blanc, et sont « en retard » dans leur vie entière, sans cesse.
J'ai beau être Les Huit Scaroles, je ne les comprendrai jamais.


...A noter :

{m3l}™ dit :
Raaah lalalala !
Oui tu es conne, hautaine, sinistre et gore, mais tu n'es ni pouffe, ni hypocrite, ni salope, ni lunatique ;
moi j'aime bien.

Les Huit Scaroles, le Leïchmania, dit :
Merci. Ça me fait plaisir T_T

# Posté le samedi 15 mars 2008 16:52

Modifié le samedi 30 août 2008 17:45

Living for details

Living for details
11 mars 2008

Je réalise que, dans moins d'un mois, je vais voir un spectacle que j'attends depuis que j'ai 14 ans et des poussières. Ma passion a du mal à s'éteindre, une fois qu'on l'active, il faut avoir un bon paquet d'enzymes spécifiques (passionatases ? passionases ? J'hésite.) ou beaucoup de patience, même celle d'un ange ne suffirait pas je crois, pour la détruire – surtout de façon définitive. Je réalise que j'ai passé le bac, oui, ce truc avec lequel on nous rebat les oreilles depuis la seconde, pour finalement nous mettre la pression avec par-dessus le marché notre orientation (pas sexuelle, ne mélangez pas tout), notre avenir – quelle idée de parler de ça à un jeune gamin ? Je réalise que dans moins de deux mois, c'est la fin de mon année, avec le bouquet final – qui manquera décidément de saveur, je le sais par avance. Je réalise que j'ai vécu la relation, celle après laquelle courent je ne sais combien de personnes, a fortiori d'ados naïfs et mal dans leur peau, pendant plus longtemps que certains dans leur vie entière. Je réalise que décidemment, je vieillis, que le temps passe. Dix-huit ans, non, ce n'est pas vieux, je ne suis « qu'une gamine qui ne connaît rien de la vie » (que ceux qui n'ont jamais eu droit à cette ô combien savoureuse réplique lèvent la main bien haut, qu'on les félicite !), mais ça l'est déjà trop pour moi. Un bon paquet d'épisodes de passé. Je m'efforce de tous les regarder normalement, mais j'en ai loupé quelques-uns. Ne m'en veuillez pas, ce n'est pas facile de se sentir spectateur de sa propre vie. Promis, je penserai à programmer mon graveur afin qu'il enregistre tout quand je suis distraite.

I've been dead for so long, and no one seems to care

# Posté le mardi 11 mars 2008 10:41

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 05:01

Bittersweet

Bittersweet
« Si tu me fais un sourire, on le prendra en photo, on le collera sur toutes les statues de la ville et on regardera la tête des gens qui passent ; le genre sérieux, qui doit se dépêcher, et qui va par conséquent se prendre les pieds et avec un peu de chance s'étaler par terre. »

Soupir. Ce n'était plus le genre de choses qu'elle pouvait proposer maintenant. Elle effaça les mots qu'elle avait tapotés sur le clavier, et ferma la fenêtre du mail qu'elle voulait écrire. C'était inutile de toute façon. Et puis, c'était niais, bien trop niais pour que ça passe correctement. Comment pouvait-elle avoir écrit ça ?
Allumant une cigarette, alors qu'elle n'aimait pas ça, elle regarda par la fenêtre. Le vent pliait les arbres, mais ça n'empêchait pas les oiseaux de s'affairer.

La fumée acre lui rendait la vue floue, mais c'était plus son esprit qu'elle aurait aimé embrouiller, ne serait-ce que pour qu'il se calme. Apaisée. Quel joli mot, sûrement une jolie sensation, oui. Trop peu souvent présente.
Les happy ends, très peu pour elle ; ça ne rend pas les choses belles, que ça se finisse bien les histoires. Enfin, sauf s'il y a quelques morts parmi les protagonistes principaux, auquel cas ce n'est pas un bonheur complet et c'est beaucoup plus parlant. Personne n'était mort, ici. C'était juste du vide. Celui qu'on embrasse un beau matin, quand l'on a plus personne contre qui caler ses pieds d'une température proche de la glace, et que l'on aimerait plutôt que ce soit l'organe qu'on nous arrache à cet instant précis qui soit de cette eau solide. Le genre de situations qui mérite bien une deuxième cigarette et le dégoût que cela entraîne.
Une mauvaise fin pourtant, ça n'est pas que beau. Sinon, ce ne serait pas dans la catégorie « mauvaises fins », remarquez. Ça donne envie de la réécrire, à grands coups de passion, cette fin ; pas pour la faire meilleure, juste pour qu'elle fasse verser une larme à ceux à qui vous la raconterez. Pas celles de pitié, pas même de compassion, juste pour que ça leur froisse un peu les tripes comme cette putain de fumée est en train de retourner les siennes. Histoire que quand ils disent « Je te comprends, je te plains », ce soit un tant soit peu vrai.
Cigarette écrasée, store baissé, lumière éteinte, lovée dans les draps. Mais des yeux grands ouverts, la machine à penser étant emballée et ne possédant visiblement plus de frein manuel. Dodelinant de la tête, elle finissait toujours par sombrer dans le sommeil, profond, donnant un peu de répit à sa cervelle ensevelie sous trop de confusions diverses et variées, sous une chevelure sentant le tabac froid.

A distance there is

# Posté le mercredi 05 mars 2008 18:50

Modifié le jeudi 06 mars 2008 18:45

Season of change

Season of change
Des papillons volettent près de ma fenêtre, les oiseaux piaillent, mon chat se tourne et se retourne alors qu'il dort sur mon lit. Pas de doute, le printemps est là. Ma saison préférée peut-être, si l'on enlève le fait que dans deux mois j'ai un concours à passer - remarquez, je peux le tourner en « dans deux mois, je suis en vacances », c'est plus plaisant.

« La nature renaît », comme on dit de façon niaise.

Parfois, j'aimerais bien l'imiter - de façon psychologique bien sûr, je ne me vois pas très bien avec des fleurs partout et les insectes venant polléniser ces dernières. Me sentir libérée comme les bestioles se sentent libérées du froid et du ciel gris (et dormir comme le fait mon chat, accessoirement). Savourer des choses simples qui donnent le sourire.
Seulement, les souvenirs sont un trésor qu'on se doit de préserver. J'aime regarder dans le fouillis qu'il constituent dans ma mémoire pour sourire. Une remise à zéro serait donc fatale, cela dit ce serait bien agréable d'avoir le c½ur léger. Le vrai problème est que certaines choses pèsent lourds, et écrasent bien celles qui sont plus gaies. Avec le temps on finit par regarder ce qui est positif en elles, et elles nous font finalement sourire aussi. On pense à ce qu'il y avait avant que ça n'aille plus. A quand la situation était, et non plus à comment et pourquoi elle a cessé d'être.

En tout cas, je l'espère.

Ashitaka & San

Vrac :
28/02 : bon anniversaire Paris(se) (x)
(paye nos gueules, vive le flash, tes fous-rires et ma coiffure ^_^)

Le site pour se remonter le moral (x)
(non il n'y en a aucune de moi ^_^)

# Posté le samedi 01 mars 2008 10:03

Modifié le jeudi 06 mars 2008 18:28